En octobre 2009, le Procureur de la République de la cour pénale d’Alessandria (Italie) a inculpé plusieurs personnes (y compris des collaborateurs et d'anciens collaborateurs de Solvay et d’Ausimont SpA, aujourd’hui Solvay Specialty Polymers Italy) pour infractions pénales présumées du droit environnemental (manquement à remédier) et de la législation en matière de santé publique (contamination intentionnelle d’eau potable). Solvay Specialty Polymers Italy – SSPI (anciennement Solvay Solexis et Ausimont), filiale de Solvay et successeur légal d’Ausimont SpA, appelé au procès en tant que partie civile aux côtés d’Edison SpA, pourrait être exposé à des actions en responsabilité civile en cas d’issue défavorable des poursuites. Les parties civiles admises au procès ont estimé, à titre provisionnel, le montant des dommages à environ 105 millions d’euros. En décembre 2015, la Cour d’assises d’Alessandria (Italie) a condamné trois responsables SSPI à 2,5 ans d’emprisonnement et a alloué des dommages et intérêts pour environ 400 000 euros. Ce jugement, qui n’est pas exécutoire, car non définitif, a fait l’objet d’un appel par toutes les parties et l'affaire est actuellement en instance devant la Cour de Cassation de Turin (Italie).

En mai 2008, le procureur de la Cour pénale de Pescara (Italie) a inculpé plusieurs personnes pour infractions pénales présumées à des lois environnementales (catastrophe écologique) et pour infractions pénales à la santé publique (contamination intentionnelle de l’eau potable) datant d’avant 2002 (soit avant l’acquisition d’Ausimont SpA par Solvay). Il y avait parmi ces personnes d'anciens salariés d’Ausimont SpA, acquise par Solvay en 2002 ; aucun salarié de Solvay n’a été inculpé, Solvay SA et Solvay Specialty Polymers Italy ont été admises au procès en qualité de parties civiles. La Cour d’assises de Chieti a rejeté l’accusation de contamination intentionnelle et déclaré les anciens salariés d’Ausimont coupables de pollution environnementale, mais a cependant déclaré que cette affaire était prescrite. Le ministère public et les parties civiles ont fait appel de cette décision et l’affaire est actuellement en instance devant la Cour de Cassation de L'Aquila (Italie).

Fin 2016, 17 procédures civiles avaient été introduites devant le Tribunal civil de Livourne par d'anciens salariés et parents de salariés décédés du site de Rosignano, demandant des dommages-intérêts (provisoirement évalués à 9 millions d'euros) à raison de maladies présumées être causées par une exposition à l'amiante. Les défenderesses dans ces procédures civiles sont Solvay SA et Solvay Chimica Italia SpA, respectivement propriétaire et gérant du site de Rosignano.