EBITDA

À périmètre constant, et à des taux de change au niveau de la moyenne de 2017, Solvay s'attend à une croissance organique de l’EBITDA sous-jacent sur l'exercice de 5 % à 7 %.

Advanced Materials devrait connaître une croissance à deux chiffres :

  • La croissance des volumes sera tirée par l’utilisation des polymères de haute performance dans l’automobile, l'utilisation de polymères dans les batteries pour véhicules électriques et autres appareils électroniques ainsi que dans les applications en croissance dans le secteur de la santé.
  • Les programmes aéronautiques s’appuyant sur les matériaux composites de Solvay, et notamment les avions équipés de moteurs LEAP et le F-35 dans le militaire, contribueront à la croissance sur le segment, avec une stabilisation dans les composites industriels après deux années de recul.
  • Les initiatives d'excellence déployées dans l’ensemble des activités contribueront de nouveau à la croissance des bénéfices.

Advanced Formulations devrait connaître une croissance qualifiée de « high single-digit » :

  • L'augmentation des prix des métaux soutiendra la production minière et par conséquent la demande accrue de nos solutions technologiques.
  • Modeste amélioration dans le secteur du pétrole et du gaz par rapport à une forte reprise en 2017 grâce à la croissance des secteurs du home & personal care et des revêtements, et soutenue par des prix nets positifs.

Performance Chemicals rentabilité en baisse de l’ordre de -50 millions d’euros :

  • L’arrivée des nouvelles capacités dans le carbonate de soude avait déjà été anticipée. Les volumes pour l’année ont déjà été contractés, bien qu’à des prix légèrement inférieurs. Des coûts de l’énergie plus élevés impacteront les marges, mais seront partiellement compensés par l’excellence opérationnelle.
  • La croissance dans les peroxydes sera modérée sur l’ensemble des marchés.

Corporate & Business Services devraient se maintenir à un niveau stable grâce à la discipline des coûts.

Au deuxième trimestre de 2018, des avantages de synergies non récurrents d’environ 20 millions d’euros devraient être générés sur les obligations post-retraite chez Cytec. Ceux-ci sont à comparer aux 38 millions d'euros générés au deuxième trimestre 2017.

Malgré la croissance organique de l'EBITDA sous-jacent de 5 % à 7 %, 2018 commence avec une évolution des taux de change défavorable. Si les taux actuels prévalaient tout au long de l'année, avec notamment un dollar américain à 1,25 US$/€, l’EBITDA sous-jacent serait fortement impacté par des effets de conversion d'environ -125 millions d'euros.

Les cessions mineures réalisées récemment chez Specialty Polymers et Technology Solutions en juin 2017 et février 2018 respectivement auront des effets de périmètre d’environ -30 millions d’euros.

Autres éléments du compte de résultats

Les charges d’amortissement et de dépréciation sous-jacentes devraient rester conformes aux -704 millions d’euros de 2017, hors charges d’amortissement de l'Allocation du Prix d'Acquisition (PPA) pour environ -240 millions d’euros.

Les charges financières nettes sous-jacentes sont attendues à environ -350 millions d'euros.

  • Le coût net des emprunts d'environ -150 millions d'euros, y compris Rusvinyl, soit une baisse de 50 millions d’euros résultant de l’optimisation de la dette brute ;
  • Coupons des obligations hybrides perpétuelles stables à -112 millions d’euros ;
  • Les coûts d'actualisation sous-jacents ne donnant pas lieu à une sortie de trésorerie seront d'environ -80 millions d’euros, légèrement inférieurs en raison de la baisse des taux d'actualisation.

Le taux d'imposition sous-jacent devrait encore diminuer pour s’établir autour de 26 % contre 27,5 % en 2017, reflétant en grande partie l'impact favorable de la réforme fiscale aux États-Unis.

Eléments liés aux flux de trésorerie

En tenant compte des éléments de périmètre et de change susmentionnés, le free cash flow des activités poursuivies devrait dépasser les 782 million d'euros réalisés en 2017.

Les dépenses d’investissement des activités poursuivies devraient baisser au niveau des amortissements, d’environ -700 millions d'euros.

Le décaissement net total pour provisions devrait augmenter à environ -390 millions d’euros et comprend principalement :

  • Un montant lié aux pensions et paiements liés légèrement plus élevé de l’ordre de -235 millions d'euros.
  • Des provisions environnementales stables à environ -80 millions d'euros.
  • Des paiements pour restructuration plus élevés pour environ -80 millions d’euros. Les opportunités pour accélérer les restructurations et la création de valeur supplémentaire pourraient produire un impact sur les niveaux de dépense annuelles, mais ne devraient pas affecter la génération de trésorerie.

Les sorties nettes de trésorerie pour financement diminueront de plus de 100 millions d'euros à environ -250 millions d’euros. Cette réduction est due à l'optimisation de la dette brute et à la base de comparaison 2017, qui contenait des coûts non récurrents tels que les -25 millions d'euros suite au rachat d’obligations senior et le dénouement de swaps de devises sur du financement intragroupe.

Avec une génération de free cash flow soutenue et un résultat issu des cessions pour environ 1,1 milliard d’euros à recevoir à la clôture de la vente de Polyamide à BASF, la dette nette sous-jacente devrait diminuer de -5,3 milliards d'euros à -4,1 milliards d'euros, ramenant le ratio de levier sous-jacent de 2,2 x à 1,9 x.

Sensibilité aux fluctuations des taux de change

Solvay est exposé principalement au dollar américain avec une sensibilité, pour une variation de 0,10 US$/€, de :

  • Sensibilité de l’EBITDA d’environ -120 millions d’euros sur la base d’un taux de change moyen de 2017 de 1,13 US$/€, avec environ 2/3 liés à la conversion et 1/3 à la transaction, celle-ci étant majoritairement couverte.
  • Sensibilité de la dette nette d'environ 140 millions d'euros sur la base d’un taux de change à la fin de 2017 de 1,20 US$/€.