Les autres flux de trésorerie des activités de financement (123 millions d’euros en 2018 et 13 millions d’euros en 2017) sont principalement liés aux encaissements d’appels de marge sur des instruments de couverture dans le cadre des activités d’Energy Services (137 millions d’euros en 2018 et 17 millions d’euros en 2017). La forte augmentation en 2018 est due à la hausse du prix des droits d’émission de CO2 au cours de l’année (passant de 8 euros par tonne fin 2017 à 25 euros par tonne fin 2018).

Energy Services a recours à des courtiers pour des transactions de contrats à terme de plusieurs matières premières (CO2, électricité, gaz et charbon). Ces transactions sont sujettes à des appels de marge. Pour couvrir le risque de crédit de la contrepartie, les courtiers paient un appel de marge à Solvay lorsque l’instrument est dans la monnaie pour Solvay. À l’inverse, si l’instrument n’est pas dans la monnaie pour Solvay, c’est ce dernier qui paie un appel de marge aux courtiers. Les appels de marge sont présentés comme une dette financière (voir note F36 Endettement net). Les flux de trésorerie issus des appels de marge sont comptabilisés comme des flux de trésorerie de financement qui fluctuent avec la juste valeur de l’instrument. Le dénouement réel de ces produits dérivés sur matières premières est net des appels de marge et le montant brut (y compris les appels de marge reclassés des flux de trésorerie de financement) est comptabilisé dans les flux de trésorerie des activités d’exploitation.