En octobre 2009, le Procureur de la République du Tribunal pénal d’Alessandria (Italie) a inculpé plusieurs personnes (y compris des collaborateurs et d'anciens collaborateurs de Solvay et d’Ausimont SpA, aujourd’hui Solvay Specialty Polymers Italy - SSPI) pour présomption d’infractions pénales du droit environnemental et de la législation en matière de santé publique. Les réclamations provisoires des parties civiles admises au procès s’élevaient à 105 millions d’euros environ.

En décembre 2015, la Cour d’assises d’Alessandria (Italie) a condamné trois responsables locaux de Solvay à des peines d’emprisonnement et a accordé des dommages et intérêts pour environ 400 000 euros.

Un appel a été interjeté par toutes les parties devant la Cour d’appel en assises de Turin qui a rendu sa sentence en juin 2018 dans les termes suivants : 1) acquittement de deux des directeurs SSPI ; 2) condamnation des trois directeurs Solvay/SSPI réduite à 20 mois d’emprisonnement avec sursis ; 3) dommages-intérêts aux parties civiles maintenus à 400 000 euros mais les autres réclamations au civil ont été rejetées ; 4) l’abandon de l'accusation d'omission d'assainissement ; 5) SSPI n’est pas tenue responsable des dommages à la commune d’Alessandria. Le délai pour le recours en Cour de cassation court toujours.

Fin 2016, 17 procédures civiles ont été introduites devant le Tribunal civil de Livourne (Italie) par d'anciens salariés et parents de salariés décédés du site de Rosignano, demandant des dommages-intérêts (provisoirement évalués à 9 millions d'euros) à raison de maladies présumées être causées par une exposition à l'amiante. À ce jour, trois des 17 procédures ont été rejetées.