Solvay
Rapport annuel intégré 2019

GRI Disclosures

435

millions de m3
Prélèvement d’eau total

330

millions de m3
Prélèvement d’eau douce

5 344

tonnes métriques d’O2
Émissions de Demande Chimique d’Oxygène

Définition

La gestion de l’eau englobe la gestion des flux et de la qualité du prélèvement à sa restitution dans l’environnement naturel ou dans tout autre milieu environnemental.

Le prélèvement d’eau douce (en millions de m3 par an) est la quantité d’eau provenant du réseau public (eau potable) et des systèmes d’eau douce (rivières, lacs, etc.) ainsi que des sources souterraines (nappes phréatiques).

La Demande Chimique d’Oxygène est la quantité de substances consommatrices d’oxygène (principalement de la matière organique dissoute) rejetées dans des récepteurs aqueux. Celle-ci est exprimée en tonnes métriques d’oxygène par an. Outre les espèces azotées et phosphorées, la Demande Chimique d’Oxygène contribue à l’eutrophisation des eaux.

Démarche de gestion

La politique de gestion de l’eau du Groupe s’applique à l’ensemble des sites et vise un engagement à limiter le prélèvement et la consommation d’eau douce, ainsi qu’à garantir que les plans d’eau dans lesquels des effluents sont rejetés conservent leur bonne qualité. L’objectif est de minimiser l’impact sur les populations et sur le biote. Solvay se concentre sur la réduction de deux impacts : le prélèvement d’eau douce et les émissions de Demande Chimique en Oxygène.

Indicateurs et objectifs

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Pour l’année 2019, la consommation totale d’eau du Groupe s’élève à 1 350 Mm3, dont 1 236 Mm3 sont utilisés comme eaux de refroidissement et 114 Mm3  pour d’autres processus. Étant donné qu’environ 70 % des eaux de refroidissement sont recyclées, il n’est nécessaire que de pomper 426 Mm3 d’eau à partir de ressources naturelles. De cette quantité, 60% provient d’eau douce puisée à la surface, 19% provient d’eau souterraine et 16% provient d’eau puisée de la mer. Les quantités restantes proviennent d’une variété d’autres sources. La quantité totale d’eau rejetée par le groupe s’élève à 387 Mm3, dont 253 Mm3 ont été évacués vers des récepteurs d’eau douce, 100 Mm3 dans la mer et 34 Mm³ dans des parties tierces. Les quantités restantes ont soit été intégrées dans les produits (13 Mm3), soit intégrées dans des déchets (0.5 Mm3), ou encore perdues suite à l’évaporation de l’eau dans les tours industrielles de refroidissement (20 Mm3).

Objectifs de Solvay :

2020

-30%

d’intensité du prélèvement d’eau douce

2020

-30%

d’émissions de la Demande Chimique d’Oxygène

Base 2015

Prélèvement d'eau douce

 

2019

2018

2017

Périmètre: conforme au reporting financier.

Les chiffres des années précédentes ont été retraités afin de refléter davantage l’impact des améliorations de la méthodologie.

Intensité (m3 par € EBITDA)

0,142

0,148

0,147

Absolu (Mm3)

330

330

326

L’intensité du prélèvement d’eau douce a été réduite de 48% depuis le lancement du plan environnemental. Ce qui signifie que le Groupe a déjà dépassé l’objectif à l’horizon 2020. De même, l’intensité des émissions de la demande chimique d’oxygène a été réduite de 49%, bien mieux que notre engagement initial. L’essentiel de cette réduction est dû à la sortie du périmètre de consolidation financière des activités Performance Polyamides. Depuis le lancement du plan environnemental (2015-2020), le prélèvement d’eau douce des usines a diminué de 39 % (soit de 10% par an). En 2019, le prélèvement d’eau douce du Groupe n’a pas été supérieur à celui de l’année 2018 malgré les changements que l’on peut noter pour certaines de nos GBUs : Aroma Performance (+0,82 Mm3), Soda Ash & Derivatives, (+1 Mm3), GBU Coatis (-1,4 Mm3), Novecare (-0,77 Mm3). Ces changements peuvent être attribués aux évolutions du marché.

Demande Chimique d'Oxygène

 

2019

2018

2017

Périmètre: conforme au reporting financier.

Les chiffres des années précédentes ont été retraités afin de refléter davantage l’impact des améliorations de la méthodologie.

Intensité (kg par € EBITDA)

0,0023

0,0027

0,0024

Absolu (tonnes métriques d’O2)

5 344

6 248

5 670

Les émissions de Demande Chimique d’Oxygène du Groupe ont été de 904 tonnes, soit 14% de moins qu’en 2018. Ce changement au niveau mondial est dû à des baisses significatives sur les sites de Spartanburg aux États-Unis (- 293 tonnes), Vernon aux États-Unis (- 314 tonnes) et Paulinia au Brésil (- 168 tonnes) alors que des hausses d'émissions ont été observées à Tavaux en France (+ 87 tonnes). À Spartanburg, la Demande Chimique d’Oxygène (COD) est plus faible en raison de la récente mise en service de l’enrichissement en nutriments des usines de traitement des eaux usées. À Vernon, la diminution est due à une forte baisse de la production comparée à celle de 2018 qui était une année exceptionnelle. À Paulinia, il y a eu une amélioration de la performance et du contrôle des usines de traitement biologique des eaux usées ainsi qu’une amélioration du contrôle des effluents bruts provenant de l’usine d’acide adipique.

Il est également important de préciser qu’environ 22% des émissions totales de Demande Chimique d’Oxygène (COD) déclarées par Solvay (soit environ 1200 tonnes) sont dues à des contributions des tiers (habituellement des usines qui ont appartenu au Groupe : ceux-ci font traiter leurs effluents dans les usines de traitement biologique d’eaux usées de Solvay. Ce mode de reporting est toutefois conforme aux exigences des normes GRI-101.

Depuis le lancement du plan environnemental en cours (2015-2020), les émissions de Demande Chimique d’Oxygène ont diminué de 39% (+/- 10% par an). La plus grande part de cette réduction s’explique par la sortie du périmètre de consolidation financière des activités Performance Polyamides.

Pour 2019, les améliorations de DCO sont la conséquence d’un meilleur contrôle ainsi que d’une meilleure performance de certaines de nos principales usines de traitement des eaux usées.